Ivis 4 Boutique Hotel
Ce qui nous a convaincus ici, c'est la transformation d'un ancien atelier de vitraux et...
Lepeniotou est une de ces rues de Psyrí où les ateliers d'autrefois ont cédé la place aux tavernes et aux fresques murales, sans que le quartier perde sa peau. L'Ederlezi y tient huit chambres seulement, portant chacune un prénom, Luna, Jasmine, Carmen, Olivia, Allegra, Maira, Flora, Smaragda. Le parti pris est bohème et assumé : hêtre clair, pierre, paille tressée, tons de terre, et cette lumière athénienne que les volets filtrent l'après-midi. On est loin du marbre et du laiton des grands hôtels du centre, et c'est exactement ce que l'on vient chercher ici.
Pour l'échelle d'abord. Huit clés, c'est le format où l'on cesse d'être un numéro de chambre dès le deuxième matin, et où l'on peut demander un conseil de taverne sans consulter une conciergerie. Pour la cohérence ensuite : le décor, la cuisine du toit-terrasse et la cave à vins racontent la même chose, une Grèce contemporaine tournée vers le produit plutôt que vers le folklore. Pour la situation enfin, qui règle le problème classique d'Athènes : dormir au centre sans dormir dans la foule de Pláka. On ajoute un rapport qualité-prix rare pour ce niveau de soin.
Psyrí est le quartier le plus vivant du vieil Athènes, coincé entre Monastiráki, Thissío et Kerameikós. On y trouve les tavernes de fin de soirée, les ateliers d'artisans encore en activité, les fresques et les cafés ouverts tard. Les stations de métro Monastiráki et Thissío sont à quelques minutes de marche, ce qui met l'aéroport et Le Pirée à portée directe. L'Agora antique et l'Acropole se rejoignent à pied en un quart d'heure, la promenade piétonne Dionysíou Areopagítou dans la foulée. Le quartier est animé le soir, mais la rue Lepeniotou reste calme à l'écart des terrasses.
Prix : milieu de gamme supérieur
Ambiance : bohème, matières naturelles, maison plutôt qu'hôtel
Chambres : huit chambres, toutes différentes et nommées, décor en hêtre, pierre et fibres naturelles
Idéal pour : séjours à deux, voyageurs qui fuient les grands volumes, courts séjours culturels
Ce que nous préférons ici : le toit-terrasse, où l'on prend les repas au-dessus des toits de Psyrí
Table : restaurant de la maison au toit-terrasse, carte grecque traditionnelle, biologique et en partie végétale ; cave à vins
Équipements : roof garden, cave à vins, enfants acceptés
À voir autour : Monastiráki (5 min à pied), Agora antique (10 min), Acropole (15 min), Kerameikós (10 min)
Chaque chambre porte un prénom et un caractère : ce n'est pas une coquetterie de communication, mais la conséquence d'un bâtiment ancien où aucune pièce ne ressemble à la suivante. Les volumes changent, les orientations aussi, certaines donnent sur la rue et d'autres sur l'arrière, plus silencieuses. Le mobilier mêle le bois clair, les textiles tissés et les objets chinés, sans l'uniformité des chaînes. Pour un séjour de plusieurs nuits, mieux vaut demander conseil à la réception au moment de réserver : le personnel connaît les différences entre les huit et oriente selon que l'on cherche la lumière ou le calme.
Le toit est le lieu de vie de la maison. On y prend le petit-déjeuner, on y dîne le soir, et la carte suit une ligne simple : recettes grecques traditionnelles, produits biologiques, une part assumée de plats végétaux, ce qui reste rare dans les tavernes du quartier. La cave à vins permet de sortir des références de supermarché et de goûter des domaines grecs que l'on ne trouve pas en France. L'ensemble tient dans un format modeste, sans prétention gastronomique, mais il évite d'avoir à ressortir quand on rentre tard d'une visite.