Hôtel Saint-Delis - La Maison du Peintre - Relais & Châteaux
Notre choix s'est porté sur cette maison pour son verger : neuf chambres seulement, une...
Honfleur se visite par le bas, autour du Vieux Bassin et de ses façades d'ardoise ; on y dort mieux par le haut. La rue des Capucins grimpe vers la colline, à l'écart du flux des visiteurs, et c'est là qu'est née Lucie Delarue-Mardrus, poétesse, romancière et peintre normande dont les vers se récitaient à l'école. Sa maison, une demeure du XVIIIe siècle à cour privée, est devenue un hôtel de douze chambres sans cesser d'être une maison : petits salons, escaliers étroits, et cette impression persistante d'être invité plutôt que client. Le nom n'est pas un habillage, il désigne quelqu'un qui a vraiment vécu là.
Pour trois raisons qui se complètent. D'abord l'authenticité du lieu : peu d'adresses normandes peuvent s'adosser à une histoire littéraire vérifiable et à un bâtiment d'époque intact. Ensuite la taille, douze chambres, qui interdit l'anonymat et permet un petit-déjeuner servi comme chez des amis. Enfin la régularité du jugement des voyageurs, remarquablement stable sur plusieurs centaines d'avis, ce qui vaut mieux qu'une note flatteuse assise sur trois séjours.
La position sur la colline est le vrai luxe de l'adresse. On descend à l'église Sainte-Catherine et au Vieux Bassin en quelques minutes de marche, et l'on remonte le soir vers un quartier silencieux quand les terrasses se remplissent. Les chambres hautes regardent les toits et les coteaux, certaines l'estuaire de la Seine. Le revers est physique : la rue monte, les valises se portent, et se garer à Honfleur se mérite même avec le parking de la maison. Deauville et la côte fleurie sont à un quart d'heure de route.
Prix : Haut de gamme
Ambiance : maison normande, littéraire, feutrée, très calme
Chambres : douze, soit neuf chambres et trois suites, les plus grandes dépassant cinquante mètres carrés
Idéal pour : un week-end à deux, un séjour hors saison, les amateurs de maisons d'auteur
Notre coup de cœur : la cour intérieure replantée en jardin d'herbes aromatiques
Table : pas de restaurant, mais un bar et un petit-déjeuner servi dans la maison
Équipements : espace bien-être avec bain à remous, jardin, terrasse, parking, chambres familiales
À proximité : église Sainte-Catherine (5 min à pied), Vieux Bassin (7 min), musée Eugène Boudin (8 min), plage du Butin (15 min)
Neuf chambres de dix-neuf à vingt-deux mètres carrés et trois suites de quarante et un à cinquante-quatre : l'écart est net et mérite réflexion avant de réserver. Les chambres donnent sur la cour ou sur les toits, les suites ouvrent plutôt vers les coteaux et l'estuaire. Toutes ont été meublées pièce par pièce, sans thème imposé, et gardent les irrégularités d'une maison ancienne. Des configurations familiales existent.
La cour privée a été replantée en jardin d'herbes aromatiques, et c'est là que l'on prend le café quand le temps le permet. À l'intérieur, l'espace bien-être et son bain à remous servent d'argument de repli les jours de pluie, fréquents sur cette côte, et complètent bien une journée passée dehors. Le bar reste ouvert en soirée pour ceux qui ne veulent pas redescendre en ville.
La maison ne sert pas de dîner : il faut redescendre en ville, ce qui n'est pas une contrainte à Honfleur. Les animaux ne sont pas acceptés, contrairement à beaucoup d'adresses normandes. L'arrivée se fait en fin d'après-midi et jusqu'en début de soirée seulement. Enfin, une annexe, La Petite Lucie, prolonge la maison pour les séjours plus longs.