Bradford Elysées - Astotel
Entre l'Arc de Triomphe et la Concorde, le Bradford Elysées mise sur une discrétion presque...
Avenue George V, entre les Champs-Élysées et l'avenue Montaigne, la maison occupe un immeuble Art déco ouvert en 1928 dont la façade ne prépare pas à ce qu'on trouve à l'intérieur. Jeff Leatham, directeur artistique floral de l'hôtel, refait entièrement les compositions du hall et de la cour de marbre au fil des saisons, et la maison change de caractère avec elles : c'est probablement le seul palace parisien qu'on revient voir pour autre chose que sa chambre. Le reste tient du classique parisien, tapisseries, marbres, mobilier d'époque, mais servi par une exploitation nord-américaine très précise.
Pour la table d'abord. Trois restaurants distingués par le guide rouge sous un même toit, dont Le Cinq au plus haut niveau avec Christian Le Squer, cela ne se trouve nulle part ailleurs à Paris. Pour la cave ensuite, autour d'un millier de références et d'une quarantaine de vins au verre, ce qui change la façon dont on dîne. Et pour la manière dont la maison traite les familles et les animaux, avec une logistique réelle derrière, là où beaucoup de palaces se contentent d'un principe d'accueil.
Le Triangle d'Or est le quartier le plus dense en maisons de luxe de Paris : l'avenue Montaigne est à deux minutes à pied, les Champs-Élysées au bout de la rue, l'Arc de Triomphe à dix minutes. La Seine et le pont de l'Alma sont à cinq minutes vers le sud, ce qui met la tour Eiffel à portée de marche. Ce que l'emplacement impose : un quartier de vitrines et de bureaux, très fréquenté en journée, désert le soir, et une avenue passante. Les chambres hautes sont nettement plus calmes.
Prix : Luxe
Ambiance : palace Art déco, décor classique, art floral spectaculaire
Chambres : environ deux cent quarante clés, dont de grandes suites avec vue sur la tour Eiffel
Idéal pour : un séjour gastronomique, une famille dans un palace, les voyageurs qui partent avec leur chien
Notre coup de cœur : la cour de marbre et sa fontaine sculpturale en forme d'orchidée Vanda
Table : Le Cinq, la table de Christian Le Squer, Le George mené par Simone Zanoni, L'Orangerie, et une cave d'environ mille références
Équipements : spa, piscine intérieure, salle de sport, conciergerie, voiturier, salons de réception, chiens acceptés
À proximité : avenue Montaigne (2 min à pied), Champs-Élysées (3 min), pont de l'Alma (5 min), Arc de Triomphe (10 min), tour Eiffel (20 min)
Le Cinq est la table de référence, dirigée par Christian Le Squer, et sa salle à colonnades reste l'une des plus impressionnantes de la ville. Le George, confié à Simone Zanoni, joue une partition méditerranéenne plus légère, et L'Orangerie occupe un volume plus intime côté cour. La cave, forte d'environ mille références dont une part italienne très développée, propose une quarantaine de vins au verre : de quoi dîner trois soirs de suite dans la même maison sans répétition.
C'est l'un des plus grands palaces parisiens, avec la contrepartie et l'avantage que cela suppose : moins d'intimité qu'ailleurs, mais une machine qui ne se grippe pas. Les suites des derniers étages regardent la tour Eiffel, certaines avec terrasse. Le décor reste classique, tapisseries et mobilier d'époque, loin des partis pris contemporains de la génération récente d'hôtels du quartier.
Le spa occupe le sous-sol avec une piscine intérieure et une salle de sport. La cour de marbre, elle, sert de salon à ciel ouvert dès que le temps le permet : c'est là qu'on prend un verre de la cave en fin d'après-midi, autour de la fontaine en orchidée. L'endroit est abrité de l'avenue, et c'est probablement le plus agréable de la maison.
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