Cour des Vosges
Ce qui nous a convaincus ici, c'est l'adresse elle-même : 19 place des Vosges, dans...
Rue d'Ormesson, une porte cochère flamboyante ne laisse rien deviner de ce qui l'attend derrière : un patio protégé des regards, puis vingt-quatre chambres qui empruntent leur nom d'usage à Joséphine Bonaparte, devenue JoBo pour ses habitués. La maison joue sur l'écart entre l'Histoire et son époque, entre la grande impératrice et l'inspiratrice fantasmée d'aujourd'hui, sans jamais figer le lieu dans un décor de musée. On y sent l'esprit des Incroyables et Merveilleuses, frivolité et élégance, plus qu'un hommage scolaire au Premier Empire.
Ce qui distingue JoBo, c'est ce parti pris narratif tenu avec légèreté : un personnage, une histoire, un décor qui en découle, plutôt qu'un thème de façade. À cela s'ajoute un patio réellement protégé de la rue, rare dans le Marais dense, et un bar qui fonctionne comme un vrai salon du soir. Trois éléments qui tiennent une promesse simple : loger dans une maison qui a un caractère propre, à deux pas de la place des Vosges, sans le prix ni le protocole d'un palace.
La rue d'Ormesson se trouve au cœur du Marais historique, entre la place des Vosges et le quartier du Marais juif, à distance de marche des galeries d'art de la rue de Turenne et des boutiques de la rue des Francs-Bourgeois. Le Centre Pompidou et l'Hôtel de Ville se rejoignent à pied en une quinzaine de minutes. Le quartier se vit surtout en flânant : ruelles pavées, cours cachées et vieux hôtels particuliers se découvrent au hasard des pas, pas depuis une voiture.
Prix : €€€
Vibe : feutré, romanesque, esprit Directoire revisité
Chambres : 24, autour d'un patio intérieur
Best For : couples en séjour romantique, voyageurs qui veulent un Marais intimiste
Our Favorite Thing About the Hotel : le patio caché derrière la porte cochère, invisible depuis la rue
Dining : bar à cocktails et petites bouchées, salons pour le thé
Amenities : accès personnes à mobilité réduite, patio privatif
Attractions : place des Vosges, rue des Francs-Bourgeois, Centre Pompidou
Les chambres empruntent leur décor à l'univers de Joséphine sans jamais reconstituer un décor de plateau : couleurs profondes, touches botaniques en écho aux roses qu'elle faisait venir du monde entier pour son jardin de la Malmaison, mobilier qui mélange les époques. Beaucoup donnent sur le patio intérieur, ce qui coupe la maison du bruit de la rue dès la porte refermée, un luxe discret dans un quartier aussi dense que le Marais.
Le bar n'est pas pensé comme un passage entre la réception et la chambre : c'est un salon où l'on peut rester du thé de l'après-midi jusqu'aux cocktails du soir, accompagnés de petites bouchées. C'est le genre d'endroit où les Parisiens du quartier viennent aussi, pas seulement les clients de l'hôtel, ce qui donne à la maison une vie propre au-delà du simple hébergement.
Depuis la rue d'Ormesson, tout se rejoint à pied : la place des Vosges, ses arcades et son jardin, les boutiques et galeries de la rue des Francs-Bourgeois, jusqu'au Centre Pompidou pour qui veut prolonger la journée par une visite. Le quartier récompense qui prend le temps de se perdre dans ses cours et ses ruelles, exactement l'esprit que revendique la maison elle-même. Le soir venu, la lumière des lampions du patio suffit souvent à convaincre les clients de dîner sur place plutôt que de ressortir affronter la foule des restaurants voisins.