Casa Camper Barcelona
Un buffet ouvert vingt-quatre heures sur vingt-quatre, boissons et en-cas compris dans le prix de...
En 1860, Ildefons Cerdà a dessiné l'Eixample de Barcelone avec, au cœur de chaque îlot, un jardin partagé entre les immeubles. La plupart ont fini bâtis au fil du XXe siècle, et l'Alma fait partie des rares adresses à avoir restauré la sienne plutôt que de la sacrifier à une extension. Le bâtiment lui-même, construit en 1910 rue de Mallorca, a longtemps logé le siège espagnol du groupe chimique belge Solvay avant d'être transformé en hôtel par Habitan Architecture, qui en a gardé la façade classique tout en ouvrant, côté jardin, un volume contemporain en verre, acier et cèdre.
Le choix tient à cette rareté patrimoniale, un jardin d'îlot sauvé plutôt que recréé, mais aussi à la cohérence du reste : un atrium de sept étages sous verrière qui apporte la lumière naturelle dans tous les couloirs, des chambres ouvrant par empreinte digitale plutôt que par clé, et une politique de discrétion totale sur l'identité des clients, au point que la maison a obtenu une Michelin Key. Soixante-douze chambres, toutes au-dessus de cinquante mètres carrés, et un petit-déjeuner salué publiquement par le chef Yotam Ottolenghi confirment un niveau d'exigence que peu d'adresses de l'Eixample atteignent.
La rue de Mallorca se trouve au cœur de l'Eixample, à quelques rues de la Casa Milà et de la Sagrada Família, dans un quartier résidentiel bourgeois plutôt que touristique. On marche jusqu'au Passeig de Gràcia et ses boutiques en quelques minutes, tout en rentrant chaque soir dans une rue calme, loin de l'agitation des Ramblas ou du Barri Gòtic. C'est un emplacement qui privilégie le quotidien barcelonais sur la carte postale, cohérent avec l'esprit général de la maison.
Prix : €€€€, gamme Luxe
Vibe : discret, contemporain, silencieux
Chambres : 72, toutes supérieures à 50 m², ouverture par empreinte digitale
Best For : voyageurs en quête de discrétion, couples cherchant le calme en plein Eixample, amateurs d'architecture
Our Favorite Thing About the Hotel : le jardin intérieur hérité du plan Cerdà de 1860
Dining : petit-déjeuner salué par Yotam Ottolenghi, piano Steinway Spirio au restaurant
Amenities : atrium sous verrière, accès par empreinte digitale, politique stricte de discrétion sur les clients
Attractions : Casa Milà, Sagrada Família, Passeig de Gràcia, Eixample
De 1947 à 2005, l'immeuble a logé le siège espagnol de Solvay, le groupe chimique belge, avant d'être racheté par Alma Hotels et confié à l'architecte Habitan pour sa reconversion. Les décorateurs de l'atelier Coriumcasa, Nori Furlan et Paco Llonch, ont choisi de garder la façade bourgeoise classique côté rue tout en ouvrant côté jardin un langage contemporain, verre et acier, pour que les deux époques du bâtiment restent lisibles plutôt que gommées l'une par l'autre.
Dans la salle du restaurant, un piano à queue Steinway & Sons équipé du système Spirio reste la plupart du temps caché derrière un rideau et ne se révèle que lorsque la pièce s'ouvre, pour jouer seul des enregistrements de grands pianistes. Le détail résume assez bien l'esprit de la maison, un luxe qui ne cherche jamais à se faire remarquer en permanence, réservé à ceux qui prennent le temps de le découvrir.
La discrétion est une politique, pas un argument marketing : la maison ne communique jamais sur l'identité de ses clients, ce qui attire une clientèle habituée à voyager sans être reconnue. Le jardin, ouvert pour le petit-déjeuner et l'apéritif du soir, se réserve une fois par an à La Vanguardia pour sa soirée littéraire de la Saint Jordi, seule occasion où la réserve habituelle de la maison cède la place à un événement public.
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