Hôtel Toujours & Spa
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La rue Kepler est courte, discrète, à une encablure de l'avenue Marceau, et c'est le genre d'adresse où l'on ne passe que si l'on y va. Le Keppler occupe un ancien hôtel particulier haussmannien que Pierre-Yves Rochon a entièrement repensé, en tenant deux lignes à la fois : l'épure contemporaine et la mémoire classique du bâtiment, moulures comprises. Le parti pris chromatique est le noir et le blanc, tenu de bout en bout, avec des touches de couleur placées chambre par chambre comme autant de signaux. On entre dans un appartement parisien qui aurait trouvé un décorateur, pas dans un hall d'hôtel.
D'abord pour la cohérence du geste décoratif, rare à cette échelle : un seul auteur, une seule idée, tenue des salons aux salles de bains. Ensuite pour les cinq suites du dernier étage, dont les terrasses cadrent la tour Eiffel, un privilège que les grandes maisons du quartier facturent généralement bien plus cher. Enfin pour le format, trente-neuf clés dans le seizième, c'est-à-dire un hôtel à taille humaine dans un arrondissement qui n'en compte pas tant. La maison assume ce qu'elle est, une adresse de séjour à deux plutôt qu'un hôtel d'affaires, et cela se voit dans l'organisation des espaces communs.
On est à la charnière de trois quartiers. L'Arc de Triomphe et les Champs-Élysées sont à quelques minutes de marche, l'avenue George V et le Triangle d'Or juste au sud, le Trocadéro et son esplanade un peu plus à l'ouest, avec la vue sur la tour Eiffel que tout le monde vient chercher. Le palais de Tokyo, le musée Guimet et le musée d'Art moderne forment un triangle muséal accessible à pied. La rue elle-même reste calme, ce qui compte dans ce secteur très circulant. Le métro Charles de Gaulle Étoile met le reste de Paris à portée, et l'aéroport de Roissy se rejoint directement en RER depuis la même station.
Prix : Luxe
Vibe : noir et blanc, feutré, résidentiel
Chambres : trente-neuf clés, dont cinq suites, décor monochrome signé Pierre-Yves Rochon avec des touches de couleur propres à chaque chambre
Pour qui : une escapade romantique, un séjour shopping, les amateurs de décoration d'auteur
Notre coup de coeur : les terrasses des suites du dernier étage, qui cadrent la tour Eiffel
La table : pas de restaurant, un petit-déjeuner buffet et un bar, les tables du huitième et du seizième à quelques minutes
Équipements : sauna, hammam, salle de fitness, salons et bibliothèque, salles de séminaire, animaux acceptés
À voir autour : l'Arc de Triomphe, les Champs-Élysées, le Trocadéro, le palais de Tokyo et le musée d'Art moderne, le musée Guimet
La règle décorative est simple et tenue : deux couleurs, des lignes nettes, des matières contrastées, et dans chaque chambre un ou deux objets qui rompent le monochrome. L'effet est celui d'un appartement plutôt que d'une chambre d'hôtel, d'autant que les volumes haussmanniens ont été conservés. Les chambres standard restent parisiennes, c'est-à-dire mesurées, mais l'organisation des rangements et des salles de bains rattrape largement la surface. C'est un hôtel où l'on remarque le travail du décorateur avant de remarquer le mètre carré.
C'est le vrai motif de venir ici. Les suites du haut ouvrent sur des terrasses privatives qui dominent les toits du seizième, avec la tour Eiffel dans l'axe. Le petit-déjeuner pris dehors sur l'une d'elles vaut à lui seul le supplément, et la vue tient aussi le soir, quand la tour s'éclaire. Ces suites sont peu nombreuses, cinq sur trente-neuf clés, ce qui suppose de réserver tôt si c'est pour elles que l'on vient.
Le rez-de-chaussée s'organise en une suite de salons où l'on peut s'installer en fin de journée, avec un bar et de quoi lire. Le petit-déjeuner s'y prend en buffet, la maison n'ayant pas de restaurant, choix cohérent dans un quartier où l'offre est à cinq minutes. Plus bas, un sauna, un hammam et une salle de fitness complètent l'ensemble, dans le format compact d'un hôtel de quarante clés. Des salles de séminaire existent, mais l'adresse reste d'abord pensée pour les séjours à deux.
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