Four Seasons Hotel Madrid
Rares sont les hôtels capables de faire tenir sept immeubles historiques sous un même toit,...
Calle de Atocha, entre la gare et la Plaza Mayor, une façade de 1852 ne dit rien de ce qu'elle abrite. On pousse la porte, on passe sous l'ancien passage à voitures, sept mètres de hauteur de plafond, et la rue s'éteint d'un coup. Derrière, un patio planté, une piscine à l'abri des regards, un escalier circulaire qui monte vers trente-quatre chambres. La maison a gardé son ballroom d'origine et l'a converti en salon. C'est un palais urbain devenu hôtel sans se transformer en décor, dans le quartier où Cervantes et Lope de Vega ont vécu.
Pour la rareté de l'équation : trente-quatre clés au cœur du triangle des musées, avec une piscine et un jardin intérieur. À Madrid, le centre se paie normalement en décibels ; ici le patio fait écran et les chambres donnent pour beaucoup sur la cour. Ensuite pour les volumes, qui n'ont rien de la chambre d'hôtel standard : les catégories de base dépassent déjà trente mètres carrés, les plus grandes dépassent la centaine. Enfin parce que la maison reste une maison, avec un tapas bar sur rue et un restaurant de patio où l'on croise autant de Madrilènes que de clients.
Le Barrio de las Letras est le quartier le plus agréable du centre de Madrid : rues étroites, librairies, tavernes anciennes et vie de voisinage à deux pas des grandes institutions. Le Prado se rejoint en quelques minutes de marche vers le Retiro, le Reina Sofía est encore plus près, le Thyssen-Bornemisza ferme le triangle. La Plaza Mayor est à moins de dix minutes, la Puerta del Sol guère plus loin. La gare d'Atocha, au bout de la rue, met Séville ou Barcelone à moins de trois heures de train, ce qui fait de l'adresse une bonne base pour un circuit espagnol.
Prix : haut de gamme
Ambiance : palais urbain, patio, calme au centre, échelle de maison
Chambres : trente-quatre chambres et suites, de trente-quatre à cent dix mètres carrés, des Deluxe aux Master Suites et Coolsuites
Idéal pour : séjours à deux, week-ends de musées, voyageurs qui veulent le centre sans le bruit
Ce que nous préférons ici : la piscine du patio, invisible depuis la rue, qui transforme un hôtel de centre-ville en refuge d'été
Table : El Patio de Atocha, cuisine espagnole revisitée, en salle ou au bord de la piscine sous verrière ; El 34, le tapas bar ouvert sur la rue
Équipements : piscine extérieure dans le patio, ballroom de 1852 pour les événements, salons privés
À voir autour : le Reina Sofía et le Prado (quelques minutes à pied), la Plaza Mayor (moins de 10 min), le parc du Retiro, la gare d'Atocha
Le nombre compte moins que la proportion : dans un palais de 1852, les pièces n'ont pas été dessinées au gabarit hôtelier. Les Deluxe occupent une trentaine de mètres carrés, les Premium et les Junior Suites montent vers quarante-cinq et soixante, les Master Suites et les Coolsuites passent les quatre-vingt-dix. Plusieurs gardent les hauteurs sous plafond et les moulures de la maison, avec des salles de bains ouvertes et un mobilier contemporain qui ne cherche pas à imiter l'ancien. Les chambres sur cour sont les plus silencieuses ; celles qui donnent sur la calle de Atocha ont la lumière et l'animation.
Le patio est le cœur de la maison. On y prend le petit-déjeuner, on y déjeune, on y nage, et la verrière permet d'y dîner hors saison. El Patio de Atocha sert une cuisine espagnole de produit, entre plats traditionnels et registre plus contemporain, dans une salle intérieure ou au bord du bassin. Sur la rue, El 34 fonctionne en tapas bar et attire le quartier, ce qui change tout à l'ambiance du soir. Les salons anciens, dont le ballroom d'origine, se privatisent pour les dîners et les réunions.
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Notre choix s'est porté sur cette maison parce qu'elle est la plus ancienne de Madrid...
Une place discrète du vieux Madrid, à deux pas de la Puerta del Sol :...