Heritage Hotel Antique Split
Dormir entre des murs romains : la maison occupe cinq chambres au cœur du palais...
Le bâtiment raconte cinq siècles d'histoire urbaine. Une maison romane a été transformée au XVIe siècle en palais Renaissance doté d'une cour fermée et d'un grand portail ; au siècle suivant, la fusion de deux maisons romanes a agrandi l'ensemble et lui a donné sa balustrade Renaissance tardive et ses éléments baroques. La famille Pavlović en a hérité à la fin du XVIIIe siècle. Le palais a ensuite servi de fabrique de pain, de caserne de pompiers, puis de bureaux et de commerces, avant une longue campagne de restauration qui l'a rendu à sa vocation résidentielle.
La maison doit son nom à Judita, l'héroïne du poème que Marko Marulić, natif de Split et considéré comme le père de la littérature croate, publia à la Renaissance. Ce n'est pas un habillage commercial : le quartier est celui où l'auteur a vécu, et cette filiation littéraire donne au séjour une profondeur que peu d'hôtels dalmates peuvent revendiquer.
L'établissement compte dix-neuf chambres, toutes différentes puisqu'elles épousent la structure du palais. Les détails architecturaux authentiques ont été conservés, pierre apparente, encadrements sculptés, poutres, et associés à un confort contemporain. Les familles sont accueillies, la réception fonctionne en continu, et un service en chambre est assuré.
La cour fermée du palais est le cœur du bâtiment et protège du bruit de la place. La maison dispose également d'une terrasse et d'un bar, ainsi que d'un service de blanchisserie, d'un parking et d'une navette aéroport, autant de services précieux dans une vieille ville interdite à la circulation.
La Narodni trg est la place centrale de Split, immédiatement à l'ouest du palais de Dioclétien, dont on franchit la porte de fer en quelques pas. Le péristyle, la cathédrale Saint-Domnius, les caves du palais, le marché et la promenade de la Riva sont tous à moins de cinq minutes. Le port d'où partent les ferries pour Hvar, Brač et Vis est à dix minutes de marche, et la colline du Marjan ferme l'horizon à l'ouest.
Nous la retenons pour la densité historique du bâtiment, documentée siècle après siècle, pour la cour intérieure qui isole du centre-ville, et pour un emplacement sur la place principale que rien ne remplace. Elle s'adresse au voyageur qui fait de Split une base pour la Dalmatie et ses îles, qui veut tout rejoindre à pied et préfère un palais restauré à une résidence moderne du front de mer.