Villa Saint-Ange
Ce qui nous plaît dans cette bastide du XVIIIe siècle, c'est qu'elle offre un domaine...
Aix se découvre par ses portes cochères. Celle du 25 rue du 4 Septembre ouvre sur un hôtel particulier bâti en 1785, dans la rue qui descend du cours Mirabeau vers la fontaine des Quatre-Dauphins, au cœur du quartier Mazarin. La maison a conservé ce que le dix-huitième siècle aixois faisait de mieux : des volumes hauts, des parquets, une lumière qui traverse. Elle a été reprise en hôtel de petite capacité, avec des chambres qui dépassent largement le standard du centre ancien, et un spa installé en sous-sol. On y entre sans hall, sans comptoir, sans le cérémonial des grandes maisons. C'est une demeure privée qui reçoit.
Le centre ancien d'Aix compte peu d'adresses capables d'offrir à la fois l'emplacement et l'espace : les hôtels particuliers y sont nombreux, mais souvent découpés en chambres étroites. Ici, la plus petite catégorie fait trente mètres carrés et les suites en font soixante-dix, ce qui change la nature du séjour, surtout quand on passe du temps dans sa chambre. Nous avons aussi retenu la cohérence de l'ensemble : une maison de dimension familiale, un spa qui n'est pas un argument de brochure mais un vrai sous-sol équipé, et une rue où l'on dort sans bruit.
Le quartier Mazarin est la partie ordonnée d'Aix, tracée en damier au sud du cours Mirabeau. On y marche entre des façades sobres et des fontaines, sans voiture ou presque. Le musée Granet et l'église Saint-Jean-de-Malte sont à quelques minutes, la cathédrale Saint-Sauveur et le quartier des Prêcheurs un peu au-delà, de l'autre côté du cours. Les terrasses du Mirabeau et les marchés du matin, place Richelme et place des Prêcheurs, sont accessibles à pied. L'atelier Cézanne et les carrières de Bibémus demandent, eux, une voiture ou un bus. Le stationnement se fait en parking public à proximité, pas devant la porte.
Prix : €€€, haut de gamme
Ambiance : demeure provençale, feutrée, plutôt adulte
Chambres : catégories de trente et trente-deux mètres carrés, suites de soixante-dix
Idéal pour : séjours à deux, escapades culturelles, voyageurs qui restent plusieurs nuits
Ce que nous préférons ici : le spa en sous-sol, bassin chauffé et hammam, quand la ville est écrasée de soleil
Table : petit déjeuner servi chaque matin ; les tables du quartier Mazarin et du cours Mirabeau prennent le relais le soir
Équipements : piscine intérieure chauffée, hammam, jacuzzi, soins et massages, climatisation, chambres familiales
À proximité : cours Mirabeau (environ trois cents mètres), musée Granet, cathédrale Saint-Sauveur, fontaine des Quatre-Dauphins
Aix est brûlante de juin à septembre et les hôtels du centre ancien ont rarement de quoi y échapper : pas de jardin, pas de piscine extérieure, des rues qui gardent la chaleur jusque tard. Le sous-sol de la maison répond exactement à ce problème. On y trouve un bassin intérieur chauffé, un hammam et un jacuzzi, dans des volumes fermés où la température ne dépend plus de la saison. Des massages d'inspiration méditerranéenne y sont proposés. C'est un équipement de confort réel, pas une ligne de plus sur une liste.
Trois catégories se partagent la maison : deux formats de chambre double, à trente et trente-deux mètres carrés, et des suites de soixante-dix. Dans un centre historique où l'on dort souvent à l'étroit, l'écart se sent dès la première nuit. Les chambres sont insonorisées et climatisées, avec un coin salon, ce qui autorise les matinées lentes et les siestes de plein été. Les familles sont acceptées. Les animaux ne le sont pas, et la maison ne dispose pas d'accès adaptés aux personnes à mobilité réduite : deux points à vérifier avant de réserver.
La maison compte peu de clefs et la saison aixoise est courte et dense : la saison des festivals en juillet, les week-ends de printemps et les vacances d'automne remplissent vite. L'arrivée se fait en milieu d'après-midi, le départ le matin. Le personnel parle français, anglais, allemand, italien, espagnol, portugais, russe et bulgare, ce qui est rare à cette échelle. Le petit déjeuner est servi sur place ; pour le reste, on dîne dans le quartier, à quelques rues. Enfin, on arrive dans une zone largement piétonne : mieux vaut prévoir le parking public et finir à pied avec les bagages.
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Son parti pris de mythe vivant plutôt que de simple hôtel de charme a emporté...