Domaine de Verchant & Spa - Relais & Châteaux
Nous avons retenu ce domaine pour son vignoble, planté sur une propriété qui appartient à...
La place de la Canourgue est le point haut de l'Écusson montpelliérain : quelques hôtels particuliers, une fontaine, des micocouliers, très peu de passage. Richer de Belleval occupe l'un de ces immeubles, deux mille mètres carrés du XVIIe siècle longtemps affectés à d'autres usages, remis en état par l'agence de Philippe Prost, spécialiste des monuments historiques. L'atelier de Ricou a repris une à une les fresques, les peintures et les dorures ; Christian Collot a posé par-dessus un mobilier contemporain dans des velours sombres et des tons pastel. Le résultat ne ressemble ni à un musée ni à un hôtel de décoration : c'est une maison ancienne qu'on a laissée parler.
Trois raisons. La restauration d'abord, menée par des spécialistes des monuments historiques et visible dans chaque pièce, ce qui reste rare dans l'hôtellerie même haut de gamme. La table ensuite : le Jardin des Sens, la maison des frères Pourcel, distinguée de deux étoiles au guide rouge, installée dans les salons peints du rez-de-chaussée. Enfin la dimension artistique, avec cinq œuvres monumentales commandées pour le bâtiment et des expositions qui tournent, ce qui donne un motif de revenir.
L'Écusson se parcourt à pied, et la place de la Canourgue en est le meilleur point de départ : la cathédrale Saint-Pierre et la faculté de médecine sont à cinq minutes, la place de la Comédie à sept, le musée Fabre à une dizaine. Autour, le quartier est résidentiel et calme, ce qui n'est pas le cas de tout le centre. La contrainte est classique en vieille ville : la voiture n'y entre pas facilement et il faut compter avec un parking en limite de l'Écusson. La gare Saint-Roch est à un quart d'heure de marche.
Prix : Luxe
Ambiance : hôtel particulier du XVIIe restauré, art contemporain, grand calme
Chambres : une vingtaine de clés, quinze chambres et cinq suites, chacune traitée comme un cabinet de curiosités
Idéal pour : un week-end gastronomique, un séjour à deux, les amateurs d'architecture et d'art contemporain
Notre coup de cœur : les gypseries et les trompe-l'œil d'époque dans les salles à manger
Table : le Jardin des Sens, la table gastronomique de Jacques et Laurent Pourcel, et le Bistrot La Canourgue avec sa cour et sa terrasse
Équipements : cours de cuisine, galerie d'expositions, parking, salons de réception
À proximité : cathédrale Saint-Pierre (5 min à pied), place de la Comédie (7 min), musée Fabre (10 min), gare Saint-Roch (15 min)
Les frères Pourcel ont installé le Jardin des Sens au rez-de-chaussée, sous des plafonds à gypseries et des trompe-l'œil d'époque : le décor fait partie du repas, et peu de tables de ce niveau peuvent en dire autant. La cuisine reste méditerranéenne et tient deux étoiles au guide rouge. À côté, le Bistrot La Canourgue propose une version plus simple, avec une cour et une terrasse sur la place, de quoi dîner deux soirs de suite sans répétition.
Quinze chambres et cinq suites, chacune meublée différemment, dans un esprit de cabinet de curiosités : objets, velours, tons pastel ou profonds selon les pièces. Les volumes varient beaucoup d'une chambre à l'autre, conséquence directe du bâtiment ancien, et il vaut la peine de regarder les plans avant de réserver. Les familles sont accueillies, les animaux non.
La maison abrite cinq œuvres contemporaines monumentales commandées pour le bâtiment par une fondation locale, et accueille des expositions temporaires qui ne s'adressent pas qu'aux résidents. On peut donc y entrer sans y dormir, et l'adresse tient autant du lieu de vie montpelliérain que de l'hôtel, ce qui se sent au bistrot à l'heure du déjeuner.
Nous avons retenu ce domaine pour son vignoble, planté sur une propriété qui appartient à...
Nous avons choisi cette adresse parce qu'elle réussit un équilibre rare : une folie montpelliéraine...
Son parti pris de mythe vivant plutôt que de simple hôtel de charme a emporté...