Hotel Les Haras
Nous avons retenu cet hôtel pour son parti pris rare : loger un établissement contemporain...
Peu d'adresses françaises ont changé de métier aussi souvent. Le bâtiment de la rue de la Nuée-Bleue apparaît au quinzième siècle sous le nom d'Hôtel Lichtenberg et accueille alors des empereurs et des duchesses de passage. Il devient résidence du gouverneur militaire, puis tribunal après la Révolution, avant d'être touché par le bombardement de 1870 et relevé deux ans plus tard dans un style néoclassique. Il sert ensuite de commissariat jusqu'au début des années deux mille. C'est ce feuilleton que l'hôtel raconte aujourd'hui, sans reconstitution ni muséographie, simplement en gardant les volumes et la façade.
Parce que la transformation a été confiée à des gens dont c'est le métier : le cabinet DTACC pour l'architecture, Jean-Philippe Nuel pour la décoration intérieure, signature familière des maisons de luxe françaises. Parce que la cour intérieure de cinq cents mètres carrés, à ciel ouvert au milieu de la Grande Île, est un luxe de ville que personne d'autre n'offre ici. Et parce que l'adresse ne se contente pas d'être un hôtel : restaurant, bar et pâtisserie ouverts sur le quartier en font un lieu que les Strasbourgeois fréquentent, ce qui change complètement l'atmosphère d'un séjour.
La rue de la Nuée-Bleue est au nord de la Grande Île, à deux pas de la place Broglie et de l'Opéra, dans la partie administrative et commerçante du centre. La cathédrale est à cinq minutes de marche, la Petite France à un quart d'heure, les quais de l'Ill tout autour puisque l'on se trouve sur une île. Les institutions européennes se rejoignent en tramway depuis les stations voisines, ce qui compte pour les séjours professionnels. C'est un centre-ville dense et piétonnier : on ne prend pas la voiture, et le garage à vélos fermé de l'hôtel dit assez comment la ville se parcourt.
Prix : Haut de gamme
Vibe : néoclassique revisité, cour intérieure, lieu de vie urbain
Chambres : cent seize chambres, dont cinq suites familiales et quatre chambres adaptées aux personnes à mobilité réduite, décoration signée Jean-Philippe Nuel
Pour qui : un week-end culturel, une famille dans les suites, un déplacement professionnel à Strasbourg
Notre coup de coeur : la cour intérieure de cinq cents mètres carrés, à ciel ouvert en plein centre historique
La table : un restaurant, un bar et une pâtisserie, ouverts au-delà des clients de l'hôtel
Équipements : salle de sport, salles de séminaire, garage à vélos fermé, parking, animaux acceptés
À voir autour : la place Broglie et l'Opéra, la cathédrale Notre-Dame, le palais Rohan, la Petite France, les quais de l'Ill
Le décorateur a travaillé la mémoire du lieu sans la citer littéralement : matières franches, lignes calmes, une palette qui laisse respirer les hauteurs néoclassiques. L'ensemble comprend cinq suites familiales, format utile dans une ville où l'on vient souvent à quatre, et quatre chambres adaptées aux personnes à mobilité réduite, ce qui reste rare dans le centre historique. À cette échelle, cent seize clés, l'hôtel peut absorber un groupe sans que les clients individuels s'en aperçoivent, avantage réel pendant les périodes de forte affluence.
La cour de cinq cents mètres carrés est le cœur du projet. Ouverte au ciel, entourée par le bâtiment, elle sert de salon extérieur dès que la saison le permet et fait passer l'hôtel du statut d'hébergement à celui de lieu. Autour, le restaurant, le bar et la pâtisserie fonctionnent aussi pour le quartier, ce qui explique qu'on y croise des Strasbourgeois en fin de journée. Pour un voyageur, c'est le meilleur signe possible : la maison vit toute l'année, pas seulement quand les chambres sont pleines.
Nous avons retenu cet hôtel pour son parti pris rare : loger un établissement contemporain...
Si nous avons sélectionné cet hôtel, c'est pour sa porte cochère en grès qui referme...
Nous avons retenu cette maison pour ce qu'elle est d'abord : une auberge de 1528,...